3,75 $. Chaque trajet. Sans exception.
Pas de multiplicateur de surge aux heures de pointe. Pas de montant au kilomètre qui pénalise les gens qui habitent plus loin. Pas de « total estimé » qui grimpe discrètement pendant le trajet. Une contribution, verrouillée à la réservation.
C'est la question qu'on reçoit le plus souvent : pourquoi la contribution fixe ? Voici les mathématiques et le raisonnement derrière.
Le chiffre
Un passage simple en transport en commun à Montréal coûte 3,75 $. C'est ce que ça coûte de prendre le bus, le métro ou le REM pour un trajet. Nous avons aligné ce montant délibérément.
Un passager contribue ce qu'il paierait pour un billet de bus mais obtient un trajet porte à porte. La différence, c'est qu'on vient le chercher où il est et qu'on le dépose où il va, sans correspondance, sans horaire, sans attendre dans le froid.
Un conducteur reçoit une contribution de 3,00 $ pour chaque passager embarqué. Les 0,75 $ restants couvrent le traitement des paiements et les coûts de la plateforme. C'est tout le détail. Rien de caché.
Pourquoi ne pas facturer au kilomètre ?
Parce que la tarification au kilomètre crée les mauvais incitatifs.
Quand une plateforme facture au kilomètre, les passagers en banlieue et dans les quartiers périphériques paient plus pour chaque trajet. Un trajet de 15 minutes depuis le centre-ville coûte 12 $. Le même trajet de 15 minutes depuis un quartier plus éloigné coûte 22 $. Même commodité, prix différent — basé entièrement sur l'endroit où vous habitez.
Les montants au kilomètre ouvrent aussi la porte au surge. Si le coût est déjà variable, le rendre encore plus variable en période de forte demande est une décision d'affaires facile. Les passagers n'ont aucune prévisibilité. Un trajet qui coûtait 15 $ hier coûte 35 $ aujourd'hui parce qu'il pleut.
La contribution fixe élimine tout ça. La contribution est de 3,75 $ que vous fassiez 3 ou 15 kilomètres. Que ce soit lundi matin ou samedi soir. Qu'il y ait 10 conducteurs à proximité ou 100.
Pourquoi ça marche pour les conducteurs
Les conducteurs Rydze ne sont pas des professionnels qui attendent des demandes. Ce sont des gens qui vont quelque part et qui embarquent des passagers en chemin. Le coût de leur trajet — essence, temps, usure — est déjà dépensé. Chaque passager embarqué permet de compenser les coûts d'un trajet qu'ils faisaient déjà.
3,00 $ par passager. Trois passagers sur un trajet quotidien, c'est 9,00 $. Cinq jours par semaine, c'est 180 $ par mois en compensation de coûts sur un trajet qu'ils faisaient de toute façon.
Cela ne fonctionne que parce que le coût marginal pour un conducteur d'embarquer quelqu'un est pratiquement nul. Ils ne font pas de détour à l'autre bout de la ville. Ils ne brûlent pas d'essence supplémentaire. Rydze jumelle les passagers le long de la route existante. L'économie est fondamentalement différente du VTC, où chaque trajet a une structure de coûts complète — carburant, temps, dépréciation du véhicule — qui doit être couverte.
Pourquoi la contribution des conducteurs est protégée
Les promotions et subventions sont des outils que les plateformes utilisent pour croître. Offrir des trajets à rabais pour attirer des passagers, subventionner les conducteurs pour bâtir l'offre. Le modèle classique finance les deux côtés en pressant le milieu — prendre une plus grosse part des conducteurs pour financer les rabais aux passagers.
Nous ne faisons pas ça. Quand Rydze lance une promotion, nous absorbons le coût. Le conducteur reçoit 3,00 $ par passager, peu importe ce que le passager a réellement payé. Ce n'est pas une politique temporaire. C'est une décision structurelle intégrée au fonctionnement de la plateforme.
Les conducteurs ne devraient jamais ouvrir l'appli en se demandant si les trajets d'aujourd'hui rapporteront moins à cause d'une promotion qu'ils n'ont pas acceptée.
Le compromis
La contribution fixe veut dire que Rydze reçoit 0,75 $ par trajet peu importe la distance. Nous ne faisons pas plus d'argent sur les longs trajets. Nous ne faisons pas plus d'argent aux heures de pointe. Notre incitatif, c'est le volume — plus de trajets, plus de sièges remplis, plus de voitures en moins sur la route.
Cela aligne notre entreprise avec notre mission. Nous faisons plus d'argent quand plus de gens partagent des trajets. Pas quand nous leur facturons plus pour le même trajet.
